Golden Heroes : quand la photographie dorée révèle une autre vision de la beauté humaine
À Bruxelles, l'art est partout. Dans les galeries du Sablon, les façades Art nouveau de Saint-Gilles, les collections des Musées royaux des Beaux-Arts ou les espaces contemporains d'Ixelles, la capitale belge entretient depuis longtemps une relation privilégiée avec la création artistique.
Mais la Belgique possède aussi une tradition remarquable dans la représentation de la figure humaine. De Constantin Meunier, qui donnait une présence monumentale aux ouvriers, aux artistes contemporains qui interrogent l'identité et les conventions esthétiques, une même question traverse les époques : qu'est-ce qui rend un être humain véritablement beau ?
C'est précisément cette question qui se trouve au cœur de Golden Heroes: The Ultimate Line Breakers, un projet international imaginé par le photographe d'art franco-américain Zack Zublena.
À l'approche des Jeux paralympiques de Los Angeles 2028, ce projet prévoit de photographier 22 athlètes paralympiques comme de véritables sculptures dorées vivantes.
Pas des personnages imaginaires. Pas des silhouettes créées numériquement. Mais des êtres humains réels, recouverts d'une peinture corporelle dorée réfléchissante, photographiés grâce à un travail précis de pose, de composition et de lumière.
Pour les amateurs d'art, de photographie et de sport en Belgique, cette démarche propose une rencontre inattendue entre la sculpture classique, l'art contemporain et l'excellence paralympique.
Les prises de vue sont envisagées à Los Angeles avant les Jeux de 2028. Aucune exposition en Belgique ni participation d'athlètes belges à la série n'est actuellement annoncée.
Mon ambition n'est pas de donner de la grandeur à ces athlètes. C'est de révéler celle qu'ils possèdent déjà.
Pourquoi transformer des athlètes paralympiques en sculptures dorées ?
Depuis 2016, j'explore les possibilités artistiques du corps humain à travers une technique photographique que j'ai développée au fil de mes collaborations avec des danseurs, des artistes de scène et d'autres interprètes.
La personne est recouverte d'une peinture corporelle dorée réfléchissante. Je travaille ensuite la pose et la lumière pour faire apparaître les lignes, les volumes et les tensions qui donnent au corps une présence sculpturale.
Le doré attire immédiatement le regard. Pourtant, ce n'est pas l'or qui constitue le véritable sujet de l'image.
C'est l'être humain.
Il est important de préciser que les photographies ne contiennent pas d'or physique. Le résultat provient de la peinture réfléchissante, de l'éclairage et de la prise de vue.
Dans Golden Heroes, cette approche sera consacrée à des athlètes paralympiques, avec une intention particulière : dépasser les représentations habituelles du handicap pour créer des portraits qui suscitent d'abord une admiration artistique.
Je ne souhaite pas que le spectateur commence par se demander ce qui distingue physiquement la personne photographiée.
Je veux qu'il découvre une figure extraordinaire, qu'il observe sa posture, son expression, la beauté de ses lignes et l'intensité de sa présence.
Puis qu'il rencontre l'histoire de l'athlète.
L'or ne crée pas leur grandeur. Il la révèle.
Constantin Meunier : la grandeur des êtres humains ordinaires dans l'art belge
À Ixelles, le Musée Meunier, rattaché aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, conserve une partie essentielle de l'œuvre de Constantin Meunier.
Ce peintre et sculpteur belge du XIXe siècle a profondément renouvelé la manière de représenter les travailleurs.
Ses mineurs, ses forgerons et ses ouvriers ne sont pas présentés comme des personnages secondaires. Leurs gestes, leurs postures et leur présence occupent le centre de l'œuvre.
Dans une sculpture comme Le Marteleur, le corps exprime une force silencieuse qui ne dépend d'aucun titre aristocratique ni d'aucune idéalisation mythologique.
Cette manière de reconnaître une dimension monumentale dans une personne réelle me touche particulièrement.
Bien entendu, le monde industriel représenté par Meunier et le sport paralympique contemporain relèvent de réalités différentes.
Mais l'art peut poser une question commune : pourquoi réserverions-nous les codes de la grandeur visuelle à certaines catégories de personnages ?
Avec Golden Heroes, je souhaite créer des portraits qui accordent à chaque athlète la même attention artistique que celle traditionnellement réservée aux grandes figures sculptées.
La monumentalité n'appartient pas uniquement aux héros de l'Antiquité. Elle peut naître de la présence d'une personne réelle.
Victor Horta et l'Art nouveau à Bruxelles : la lumière comme langage artistique
La Belgique possède une autre tradition qui dialogue naturellement avec mon travail : l'architecture Art nouveau.
À Saint-Gilles, le Musée Horta permet de découvrir l'ancienne maison et l'atelier de Victor Horta, où les vitraux, les mosaïques, les ferronneries et les courbes architecturales forment un ensemble exceptionnel.
Dans cette architecture, la lumière n'est pas un simple éclairage fonctionnel.
Elle participe pleinement à l'expérience esthétique.
Une verrière transforme l'atmosphère d'une pièce. Une courbe métallique accompagne le mouvement du regard. Une surface change d'apparence selon l'heure et l'intensité lumineuse.
Cette sensibilité à la matière et à la lumière est particulièrement proche de ma recherche photographique.
Sur un corps recouvert de peinture dorée réfléchissante, quelques centimètres de déplacement de la lumière peuvent modifier toute la perception d'une posture.
Une épaule devient une ligne sculpturale. Une main révèle un mouvement intérieur. Un torse semble émerger de l'obscurité.
Dans les deux disciplines, le résultat dépend d'un équilibre entre conception, matière et lumière.
Il ne s'agit pas d'une collaboration avec le Musée Horta, mais d'un rapprochement artistique entre deux façons de faire vivre une forme.
La Vénus de Milo : pourquoi la beauté ne se limite pas à une anatomie idéale
Parmi les sculptures qui ont le plus influencé ma réflexion, la Vénus de Milo occupe une place essentielle.
Cette œuvre de l'Antiquité grecque, conservée au musée du Louvre, a perdu ses deux bras.
Pourtant, elle demeure l'une des représentations les plus admirées de la beauté humaine.
Lorsque je la regarde, je ne pense pas d'abord à ses bras absents.
J'observe la délicatesse de sa joue, la forme de son oreille, le profil de son nez, la courbe de son cou et la sérénité de sa posture.
Sa beauté existe pleinement.
Cette expérience m'a conduit à une question fondamentale.
Pourquoi reconnaissons-nous si facilement la beauté d'une sculpture qui ne correspond pas à une anatomie complète, alors que nous imposons parfois aux personnes réelles des critères physiques beaucoup plus étroits ?
Il ne s'agit évidemment pas de comparer une personne en situation de handicap à une sculpture endommagée.
Il s'agit de remettre en question nos propres habitudes de perception.
La beauté humaine ne se réduit ni à la symétrie ni à un modèle corporel unique.
Elle peut se révéler dans un regard, une posture, un mouvement, une expression ou une présence singulière.
Golden Heroes cherche à élargir notre regard, pas à redéfinir les personnes à travers leur handicap.
Michel-Ange et Rodin : quand la force d'une œuvre dépasse sa forme anatomique
À Florence, les sculptures inachevées de Michel-Ange, souvent appelées les Prisonniers, semblent émerger de leurs blocs de marbre.
Leurs formes partiellement dégagées transmettent une tension extraordinaire.
Plus tard, Auguste Rodin réalise L'Homme qui marche, une sculpture sans tête ni bras qui exprime pourtant avec une puissance remarquable le mouvement du corps.
Ces œuvres montrent que la force d'une figure artistique ne dépend pas exclusivement d'une représentation anatomique conventionnelle.
Le geste, l'équilibre et la présence peuvent suffire à créer une œuvre mémorable.
Avec Golden Heroes, je souhaite prolonger cette réflexion en utilisant un médium différent.
La photographie permet de conserver la présence d'un être humain vivant, dans un instant réel, tout en construisant une image qui dialogue avec les codes de la sculpture.
La personne pose réellement devant l'objectif. La lumière et la composition sont créées pendant la séance.
Cette fois, les sculptures ne seront ni en marbre ni en bronze. Elles respireront.
Paris 2024 : les champions paralympiques belges et l'excellence sportive
La Belgique possède une histoire paralympique remarquable, et les Jeux de Paris 2024 en ont donné une démonstration particulièrement forte.
Selon le bilan officiel de Paralympic Team Belgium, la délégation belge a remporté 14 médailles : sept en or, quatre en argent et trois en bronze.
Parmi les performances les plus marquantes, Léa Bayekula a remporté deux titres paralympiques en para-athlétisme, sur 100 et 400 mètres dans la catégorie T54.
Maxime Carabin, athlète originaire de la région liégeoise, a également décroché deux médailles d'or, sur 100 et 400 mètres dans la catégorie T52.
En para-dressage, Michèle George a remporté deux titres supplémentaires.
Laurens Devos s'est imposé en para-tennis de table, tandis que Peter Genyn, Maxime Hordies, Ewoud Vromant, Tim Celen et Jonas Van de Steene ont également contribué au palmarès belge.
Ces résultats ne sont pas simplement des histoires de dépassement de soi destinées à émouvoir.
Ils témoignent de performances sportives de très haut niveau, construites grâce à l'entraînement, à la technique, à la discipline et à la compétition.
Ces athlètes sont déjà des champions. Ils n'ont pas besoin de la photographie pour le devenir.
Mais l'art peut proposer une autre façon de contempler leur présence.
Imaginons un spectateur qui découvre une photographie monumentale sans connaître immédiatement le nom de l'athlète.
Il observe une silhouette dorée, un équilibre remarquable, une posture intense.
Il ressent de l'admiration.
Ensuite seulement, il découvre l'histoire sportive de la personne représentée.
C'est cette rencontre entre émotion esthétique et reconnaissance humaine qui m'intéresse.
Les athlètes belges cités dans cet article ne sont pas annoncés comme participants à Golden Heroes. Leurs performances illustrent la richesse du mouvement paralympique belge.
Golden Heroes et Los Angeles 2028 : 22 athlètes, 22 œuvres photographiques
Golden Heroes est développé avec le chanteur Emmanuel Kelly, le nageur paralympique Ahmed Kelly et Tyler Kolodny.
Emmanuel Kelly contribue au rayonnement international du projet. Son parcours musical, notamment sa participation remarquée à The X Factor, fait partie d'une carrière artistique qui continue de se développer.
Le projet prévoit de photographier 22 athlètes paralympiques issus de différentes disciplines.
Chaque portrait sera conçu comme une œuvre d'art individuelle, avec une composition, une pose et un éclairage adaptés à la personne photographiée.
La peinture corporelle dorée constituera le langage visuel commun de la série.
Mais elle n'aura pas pour objectif d'effacer les différences entre les athlètes.
Au contraire, chaque photographie cherchera à révéler une identité singulière.
Les prises de vue sont envisagées à Los Angeles avant les Jeux paralympiques de 2028.
La vision comprend également l'étude de possibilités d'exposition, de campagne visuelle dans l'espace public de Los Angeles et, à plus long terme, de circulation internationale des œuvres.
Ces étapes dépendent encore du financement, des accords de production et des partenariats nécessaires.
La série n'a pas encore été photographiée. Golden Heroes est une initiative artistique indépendante, sans affiliation officielle annoncée avec les Jeux paralympiques de Los Angeles 2028.
Notre objectif est de créer des images qui puissent toucher aussi bien les amateurs d'art que les passionnés de sport et les personnes qui découvrent l'univers paralympique.
Bruxelles, Liège, Charleroi, Namur et Mons : une Belgique riche en photographie et en culture
La Belgique possède plusieurs villes dont les identités artistiques peuvent entrer en résonance avec Golden Heroes.
À Bruxelles, les galeries du Sablon, les musées du Mont des Arts et les quartiers d'Ixelles et de Saint-Gilles font dialoguer les œuvres classiques, l'architecture et la création contemporaine.
Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, BOZAR, constitue l'un des lieux majeurs de cette vie culturelle, avec une programmation qui associe plusieurs disciplines artistiques.
À Liège, l'héritage industriel et la tradition artistique donnent un écho particulier aux figures sculptées de Constantin Meunier. Les performances de Maxime Carabin offrent aussi un lien contemporain avec l'excellence paralympique.
À Charleroi, le Musée de la Photographie, installé à Mont-sur-Marchienne, occupe une place importante dans le paysage photographique belge.
À Mons, les musées et espaces d'exposition contribuent à faire vivre un patrimoine culturel diversifié.
À Namur, le dialogue entre architecture historique, création contemporaine et vie culturelle offre une autre perspective sur les relations entre art et société.
Dans le Brabant wallon, de Waterloo à Wavre et La Hulpe, les amateurs d'art et de décoration intérieure peuvent également être sensibles à la photographie figurative contemporaine.
La Belgique ne se limite pas à sa partie francophone : Anvers, Gand et Bruges participent elles aussi à la richesse artistique nationale.
Ces références locales ne signifient pas que Golden Heroes possède des expositions programmées dans ces villes.
Elles montrent simplement que le projet peut intéresser des publics belges aux sensibilités culturelles différentes.
La photographie dorée dans les intérieurs belges : art, architecture et émotion
La Belgique entretient une relation particulière avec l'architecture intérieure, le mobilier et le design.
Des maisons Art nouveau de Bruxelles aux appartements contemporains du Sablon, des demeures du Brabant wallon aux intérieurs modernes de Liège et d'Anvers, une œuvre d'art peut devenir un élément central de l'espace.
La photographie figurative de grand format permet de créer une présence visuelle forte.
Les tonalités dorées peuvent dialoguer avec des matières naturelles, des surfaces sombres, des pierres claires ou des éclairages architecturaux.
Mais une photographie d'art ne doit pas seulement séduire par ses couleurs.
Elle peut aussi porter une histoire, une émotion et une réflexion sur la condition humaine.
Mes collections photographiques existantes sont proposées en éditions limitées de 15 exemplaires.
Les lecteurs belges peuvent découvrir mon univers artistique et mes collections de photographie d'art, indépendamment de la future série Golden Heroes.
Cette démarche s'adresse autant aux collectionneurs qu'aux architectes d'intérieur et aux amateurs d'art souhaitant vivre avec une œuvre qui possède une identité forte.
Le Soir, La Libre, L'Écho et la RTBF : une histoire à partager avec la presse belge
Golden Heroes se situe au croisement de plusieurs domaines qui peuvent intéresser les médias belges : la photographie contemporaine, les arts visuels, le sport paralympique, la représentation du corps et les collaborations culturelles internationales.
Des médias francophones reconnus comme Le Soir, La Libre Belgique, L'Écho, la RTBF et La DH occupent une place importante dans le paysage médiatique belge.
Ces références ne signifient pas que ces médias ont déjà consacré un reportage à Golden Heroes ou qu'ils soutiennent le projet.
Je souhaite ouvrir le dialogue avec les journalistes, les galeries, les musées, les fondations, les collectionneurs et les entreprises belges qui s'intéressent à l'art et à l'excellence humaine.
Pour un journaliste culturel, Golden Heroes propose un sujet sur la rencontre entre photographie, sculpture et représentation contemporaine du corps.
Pour un musée ou une galerie, il ouvre une réflexion sur les nouvelles formes du portrait monumental.
Pour un collectionneur, il représente la possibilité de suivre la naissance d'une série photographique internationale.
Pour une entreprise ou une fondation, il peut constituer le point de départ d'un échange autour d'un éventuel partenariat artistique.
Aucun partenariat belge n'est annoncé à ce stade. Les possibilités de collaboration restent à étudier.
Vous êtes journaliste, collectionneur, responsable culturel ou partenaire potentiel en Belgique ?
Je vous invite à me contacter pour découvrir Golden Heroes et échanger sur les possibilités de collaboration.
De la Belgique à Los Angeles : révéler la beauté plutôt que définir la différence
La Belgique nous rappelle, à travers son histoire artistique, que la grandeur humaine peut prendre de nombreuses formes.
Constantin Meunier donnait une présence monumentale aux travailleurs.
Victor Horta transformait la matière et la lumière en une expérience artistique.
Les champions paralympiques belges démontrent, par leurs performances, que l'excellence sportive ne se limite pas à un modèle physique unique.
Ces univers sont différents, mais ils nous invitent à reconsidérer ce que nous admirons.
Avec Golden Heroes, je veux que le public découvre d'abord une œuvre d'art extraordinaire.
Qu'il observe les courbes, la lumière, la posture et la présence de la figure.
Qu'il ressente de l'émerveillement.
Puis qu'il découvre l'être humain réel derrière l'image.
Une beauté qui ne dépend pas de l'uniformité, mais qui se révèle dans la singularité.
Une personne qui ne se résume pas à une différence physique, mais qui est reconnue dans toute son humanité.
Pas seulement l'inclusion. Une admiration véritable.
Parce que l'or ne crée pas la grandeur de ces athlètes.
Il la révèle.
Golden Heroes — Des chefs-d'œuvre vivants. La grandeur humaine révélée par la lumière.
Zack Zublena
Photographe d'art et artiste multimédia franco-américain
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